TOULOUSE 31300 Haute Garonne 31

    Incarnez le changement que vous voulez voir sur la route

    « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

    Parabole de la paille et de la poutre. Évangile de Luc, 6, 41

    bulle

    « L’enfer, c’est les autres » – Jean-Paul Sartre

    Sur la route, dans notre vie de tous les jours, on a du mal à supporter les écarts de conduite des autres. Oui « les autres », vous savez… Ces « conducteurs du dimanche ».

    La voiture est un espace privé qui se déplace dans un espace public. S’il est intolérable que « les autres » commettent des erreurs, nous nous accordons pourtant le privilège d’en commettre.

    Après tout, nos erreurs sont toujours sans gravité et anodines… N’est-ce pas ? « Ce n’est pas moi le danger, ce sont les autres ». Evidemment, ce principe ne fonctionne plus si tout le monde se dit la même chose. ;)

    On a tendance à minimiser l’impact de nos erreurs, et à exacerber l’impact des erreurs des autres… En cela, la plupart d’entre nous a un grand travail personnel à faire. Changer la route, c’est avant tout incarner le changement que l’on aimerait voir dans le monde.

    Dans mon esprit, je suis moi et vous êtes un autre. Mais à vos yeux, je fais partie des autres.

    Nous nous comportons tous de façon très individualiste

    Pris dans l’urgence de notre petit quotidien, nous oublions les autres usagers de la route.

    Nous nous accaparons l’espace avec une seule pensée : arriver le plus vite possible à destination afin de limiter la perte de notre précieux temps.

    Plus ou moins inconsciemment, nous avons un comportement très individualiste au volant.

    Un peu comme cet automobiliste qui insulte un autre conducteur qui change de direction sans mettre son clignotant…

    Ce même automobiliste si prompt à reprocher l’erreur de l’autre fait exactement la même erreur au rond-point suivant. Mais alors, ce n’est pas la même chose hein ! « Ça arrive d’oublier ! » vous dira-t-il, piqué dans son égo d’automobiliste.

    Or, la route se partage. D’ailleurs, il y a un super bouquin à ce sujet qui s’appelle le Code de la Route. :)

    C’est l’individualisme qui fait de la route une véritable jungle où prévaut le chacun pour soi et le « pas vu, pas pris ». La route est un lieu d’expression pour un grand nombre d’automobilistes, qui peuvent y relâcher leur frustration accumulée. Remarque à part, les hommes auraient plus tendance à exprimer une forme d’agressivité au volant.

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    J’ai fait un petit tour de table, chacun m’a raconté ses expériences en matière d’incivilité au volant :

    • Elise aimerait moins s’énerver, elle n’aime pas les voitures lentes.

    Aujourd’hui, elle a travaillé sur elle, se rendant compte qu’il ne servait à rien de presser le véhicule de devant. De plus, elle déteste qu’un autre automobiliste lui fasse ce qu’elle avait l’habitude de faire aux autres.

    Dorénavant, elle respecte une distance avec le véhicule devant elle, et se sent plus sereine ! :)

    L’automobiliste devant elle ne se sera pas agacé qu’on le suive d’un peu trop près, il sera lui aussi plus détendu.

    Elise incarne le changement qu’elle aimerait voir chez les autres : elle n’aimerait pas être collée par une autre voiture, donc, elle ne colle plus personne. *Sauf si elle était au volant d’un Monster Truck… Là il y aurait moyen de passer par-dessus les autres ! *

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    • Ambre est jeune conductrice. Ce qui l’agace sur la route, ce sont les gens qui ne mettent pas le clignotant. Un geste anodin, certes, mais de son point de vue, c’est une incivilité. Un peu comme si ces automobilistes se sentaient seuls sur la routes, et libres de faire comme bon leur semble.

    Ambre s’attache à toujours enclencher correctement ses feux de signalisation. Elle fait de son mieux et regretterait aussitôt un oubli. Ambre incarne la vision qu’elle a de la route et applique ses propres principes pour ne pas imposer ses erreurs aux autres.

    « Incarnez le changement que vous aimeriez voir dans le monde » - Gandhi

    Ne souhaiterions-nous pas un espace paisible pour circuler ? Où nous n’ayons pas à craindre et à nous méfier des autres automobilistes ?

    Je ne connais personne qui me dira le contraire. En ce qui me concerne, je trouve qu’il y a beaucoup à faire pour changer la route, et je commencerais par changer mes propres comportements.

    La vigilance nécessaire sur la route est exacerbée par des comportements individualistes.

    * J’ai passé une mauvaise journée, du coup, je me suis défoulé et j’ai fait une queue de poisson à ce gars qui m’a grillé une priorité, c’est justifié il ne fallait pas me chercher ! * Malheureusement, beaucoup ne mesurent pas la portée de leur comportement et s’arrête à leur étroite vision du monde.

    N’avez-vous jamais été dans un sentiment de tension au volant ? En y réfléchissant bien, la tension provoquée au volant provient de notre environnement.

    Toutes les notions de stress proviennent des autres. C’est pourquoi nous nous enfermons dans notre bulle (la voiture). Dans cette bulle, nous sommes tout-puissants, nous sommes protégés derrière le volant, la carrosserie et les vitres.

    Ainsi, nous nous permettons avec les autres des choses que l’on ne se permettrait pas habituellement. *Vous savez… Klaxonner un véhicule conduit par une vraie armoire à glace alors que vous peinez à atteindre les 1m70 ! * :)

    On considère que ce sont les autres qui conduisent mal, alors même que nous téléphonons au volant dans « notre bulle privée ». *Mais après tout, je n’ai jamais eu d’accident et je ne fais de mal à personne*. :)

    A Toulouse comme ailleurs, nous souhaiterions tous pouvoir conduire en paix.

    Mais aujourd’hui, la route peut être perçue comme une jungle dangereuse « à cause des autres ». Je comprends très bien que beaucoup de personnes n’aiment pas conduire à cause des autres et des comportements un peu « musclés » (agressifs) de certains.

    Et si le premier pas vers une route plus agréable venait de nous-même ? Si chacun, à son niveau, s’attachait à respecter autrui et à assumer humblement ses erreurs, les comportements agressifs diminueraient naturellement.

    Bien sûr, je ne prétends pas qu’ils disparaîtront, beaucoup de personnes sont incapables de se remettre en question. Dans tous les cas, le changement ne peut provenir que de VOUS avant de provenir des autres.

    « Aujourd’hui, 67% des conducteurs admettent insulter quotidiennement les autres conducteurs. »

    Une route meilleure commencerait par la conscience de ses erreurs et la pleine acceptation de celles des autres. Prenez sur vous dans des situations irritantes, et affichez un grand sourire ! La communication entre automobilistes est tellement meilleure dans un climat détendu.

    Vous m’avez lu jusque-là, et je suis sûre que vous êtes quelqu’un qui sait apprendre et qui sait évoluer. Conducteurs de Toulouse et d'ailleurs, oeuvrez pour faire de votre route un endroit plus serein !

    Je suis du genre à stresser quand quelqu’un me colle sans raison particulière. Je ne sais pas trop comment réagir face aux incivilités que les autres peuvent exprimer.

    Face à cette incivilité, on me dit souvent d’ignorer l’énergumène, ce qui revient à « m’enfermer dans ma bulle » … Ce qui vient en contradiction avec tout ce que je viens de vous écrire.

    A mon avis, il convient de rester maître de soi-même et de ne pas céder à la pression en continuant de rouler dans le respect des règles et dans le respect de l’autre.

    Qu’en pensez-vous ?

    Envie de changer la route ? Envie de faire bouger les choses ? Rejoignez le mouvement NeoPermis, et fondons une nouvelle génération de NeoConducteurs !